Lou Reed  (à réécouter !) m'a beaucoup inspiré lors de la réalisation de mon vieux fantasme : enchaîner enfin toute la Loue non stop, et même profiter de cette semaine bénie des Dieux pour poursuivre jusqu'en bas du Doubs. Ceci s'est passé du 8 au 12 mai, sous un ciel assez changeant, en solo, sauf le premier jour.

Jour 1 : 8 km de la source à Lods (moins de 60 m3/s à Vuillafans) : 

Juste à la source !

Après quelques hésitations, Florent, Nico et Hervé m'accompagnent à partir de la source, et surtout Olivier qui me prête un bateau adapté à ce parcours ! (article du 8 mai)

Le grand saut (porté)

Une fois le prélèvement d'EDF effectué, le débit dans les gorges de Nouailles n'est pas énorme, mais nous permet de rejoindre Mouthier Hautepierre.

Les barrages de Lods sont ensuite franchis sans encombre, mais sûrement mieux qu'en canoë ouvert ! Afin de préparer mon matériel pour la suite, je choisis de camper à Lods.

Le premier barrage de Lods

Jour 2 : 40 km de Lods à Buillon  (40 m3/s à Vuillafans) :

Barrage de la Tricote à Ornans

 

Réveillé tôt, je dois quand même attendre 10H (réglementation de la navigation) pour continuer mon périple sur la perle franc-comtoise. Je dois porter le barrage de la tricote (à l'entrée d'Ornans) et celui des forges de Chatillon, toujours aussi mal pavé !

Barrage en aval de Rennes sur Loue

 

 

 

 

Le temps est mitigé, mais le flux très rapide me permet d'avaler les kilomètres sans trop d'efforts. La seule question est l'organisation du franchissement de chaque barrage ou rapide qui sont tous en fortes eaux et souvent dangereux.

Lecture au coin du feu

Jour 3 : 55 km de Buillon à Belmont (80 m3/s à Champagne sur Loue) :

Rapide de la mort qui tue ! (Ounans)

Cette fois, je décide d'embarquer tôt, pour naviguer dans la brume, rapidement dissipée par le soleil qui va cogner fort aujourd'hui ! Le parcours est magnifique, les rapides nombreux mais tous franchis, ce qui permet de gagner du temps. J'ai quand même bien rempli sur le fameux rapide "de la mort qui tue" juste avant Ounans ! Je choisis de rester sur la Loue pour le bivouac, afin d'éviter les zones protégées du Doubs et pour ne pas arriver trop vite en bas !

Lever de lune sur le rapide du fou

Jour 4 : 50 km de Belmont à Varennes sur le Doubs (220 m3/s à Neublans) :

Barrage de Parcey : ça passe !!!

 

C'est la fin de la Loue ! Sympa, le barrage de Parcey est franchissable. J'arrive au royaume des oiseaux sur le bas de la Loue et dans les zones humides du Doubs. Même si le Doubs ne présente plus de seuil marqué, Le courant est assez rapide et quelques trains de vagues ou arbres immergés demandent quand même de l'attention.

Soirée pluvieuse sur le Doubs, du fond de la tente

 

Par contre, c'est la fin du beau temps et la plus grande partie de la journée est passée sous la pluie. C'est donc sous la pluie également que je plante le bivouac sur un joli surplomb du Doubs.

 

 Jour 5 : 20 km de Varennes sur le Doubs à Verdun sur le Doubs :

C'est la fin du Doubs maintenant ! Le soleil matinal et provisoire me permet de faire sécher mon équipement et de lire au milieu des oiseaux, le paradis !

Verdun sur le Doubs

 

Mais je parcours les derniers kilomètres sous la pluie, sur un Doubs bien apaisé à partir de Navilly. Impressionnant d'arriver sur la Saône et les infrastructures d'une rivière canalisée ! Personne à aller rejoindre à Charnay, il ne me reste qu'à attendre Muriel, et sous le soleil cette fois !

 

 Muriel, Denis, Olivier, Florent, Nicolas et Hervé...

Merci à tous ceux qui m'ont aidé et accompagné pour réaliser un vieux rêve :

Take a boat on the wild side !

Arrivée sur la Saône

                                                                Gilles